Pour ce quatrième épisode, Tara O’Doherty, Vice-présidente, Planification stratégique et expérience utilisateur chez w.illi.am/ au bureau de Toronto, offre un survol du logiciel de prototypage dont elle se sert pour l’analyse de l’utilisation des interfaces graphiques.
Elle fait également un parallèle entre les méthodes de vente traditionnelle (grands magasins) et celles de l’internet, pour mettre en exergue leurs différences. En conclusion, beaucoup de fonctionnalités sont à améliorer et une vraie relation avec l’utilisateur devrait être instaurée, afin qu’il se sentent à l’aise et en confiance lorsqu’il magasine en ligne.
Yesterday was Word Usability Day and this year theme is designing for a sustainable world, which focuses on how our products and services impact our world.
Main considerations of sustainable design are :
Economic – design to match user’s needs and abilities increases the use, efficiency and satisfaction of products & services, thus reducing the need to spend $$ to change them;
Social – create products and services which are better for the health and wellbeing of their users, including users with disabilities;
Environmental – encourage all those involved in design to consider the longer-term implications of their product & services for their users and therefore for the environment.
Watch the following short video to get an example how a design can positively influence people in doing something good for their health!
Nous approchons dangereusement de 2010 et si je devais en rétrospective caractériser notre pratique en 2009 par un seul concept, j’opterais sans ambages pour l’optimisation. Il est intéressant de constater que même en temps de ralentissement économique, période que nous avons vécue en 2009 et que nous continuons toujours de vivre, il peut en ressortir des effets positifs. L’optimisation est justement l’un de ces effets positifs qui a pris du gallon en 2009, propulsée à l’avant-plan par la conjoncture économique.
Polir l’argenterie
C’est la meilleure analogie que je puisse trouver (en plus elle me rappelle ma mère qui polissait son argenterie une fois pas année à l’approche des Fêtes et qui recevait invariablement les remarques de la parenté : Oh! de la nouvelle argenterie!). Eh non, maman n’avait pas acheté de la nouvelle argenterie, elle l’avait tout simplement remise à neuf. Optimiser votre site web part du même principe, pourquoi tout refaire quand une bonne méthode de remise à neuf peut provoquer de merveilleux résultats? Voilà justement pourquoi en 2009, et il en sera de même en 2010, beaucoup d’entreprises ont préféré optimiser à moindre coûts leurs actifs web et prolonger ainsi leur investissement de base sur une plateforme.
Recette miracle?
Dans la plupart des cas, une bonne stratégie d’optimisation qui misera sur une analyse intelligente de vos actifs web vous garantira un retour sur investissement rapide et mesurable. Cependant, il ne s’agit pas d’une recette miracle, certains sites souffrent d’une telle carence qu’il est parfois recommandable de tout recommencer. Dans notre pratique quotidienne, ces cas sont plus rares.
Acquisition, Rétention, Conversion
Voilà, on y est, la combinaison gagnante, l’élixir de Jouvence. La recette est pourtant fort simple, toutes les modifications et actions entreprises pour optimiser votre actif web doivent être guidées par ces trois principes : amener du monde à entrer dans votre magasin (acquisition de trafic), les intéresser à regarder (rétention) et les amener à acheter un de vos produits (conversion). Bien entendu, tous les sites web ne sont pas des sites transactionnels proposant la vente de biens de consommation, mais le but ultime demeure le même : amener le visiteur là où vous voulez qu’il arrive et qu’il fasse ce que vous voulez ultimement qu’il fasse.
Une combinaison gagnante : analytique et ergonomie Web
Lors d’une récente conférence Infopresse, mon collègue Humberto Valencia et moi avons abordé le sujet de l’optimisation en proposant une démarche combinant l’analytique et l’ergonomie web.
Ces deux disciplines, lorsque combinées, nous permettent « plus efficacement » d’identifier ce qu’il se passe sur votre site (l’analytique web) et de comprendre pourquoi il en est ainsi (l’ergonomie web). Bien qu’il soit possible d’optimiser en suivant seulement l’une de ces approches, selon nous, c’est la combinaison des deux qui permet une optimisation efficace. Alors que l’analytique Web excelle dans sa capacité à vous fournir sur une base régulière une mesure de la performance de votre site et d’en cibler les principales zones problématiques, l’ergonomie Web quant à elle se démarque par sa capacité à expliquer les problématiques et proposer des solutions.
Plus concrètement, l’optimisation web suit les étapes suivantes dans lesquelles l’analytique
et l’ergonomie Web se relayent et se complètent :
Mesurer et identifier quelques zones à améliorer
Analyser
Proposer une solution
Tester
Mesurer…et recommencer le cycle au besoin!
L’optimisation : une culture d’entreprise
Oui, vous avez bien lu, il faut recommencer le cycle au besoin. L’optimisation n’est pas un « one shot deal ». D’une part, il faut reconnaître qu’il faut plusieurs itérations pour parvenir à LA SOLUTION. D’autre part, sachez que si votre site évolue, la nécessité de l’optimiser aussi. Voilà qu’il faut davantage penser à de l’optimisation continue, une réelle culture d’entreprise. Pour y parvenir, visez des petits changements régulièrement. Vous obtiendrez des gains plus rapides et tangibles qui permettront de valoriser votre démarche et instaurer une culture d’optimisation.
Pour en savoir un peu plus sur l’optimisation, jetez un coup d’œil à notre présentation !
Finalement, nous savons que l’optimisation conservera son attraction en 2010, et que dans moins de 2 mois, maman, polira son argenterie…
Ces dix dernières années, beaucoup de sites jeunesses gravitant autour de séries télé [souvent grâce aux fonds de production multimédia Quebecor et Bell] ont vu le jour. C’est à travers ces sites que les producteurs de matériel pour enfants ont pu inculquer de nouveaux messages ludo-éducatifs. Mais nous, producteurs et artisans de l’industrie du Web, avons-nous écouté les véritables besoins de ces jeunes ou avons-nous plutôt été obnubilés par l’objectif de ROI de ces projets?
Personnellement, je crois que ces deux objectifs peuvent faire bon ménage et que nos entreprises peuvent servir ces deux causes : le meilleur des deux mondes quoi.
Trois constats importants aujourd’hui:
Le jeune passe énormément de temps devant son ordinateur et a développé des aptitudes particulièrement poussées à l’utilisation des appareils numériques. D’ailleurs, c’est de plus en plus à travers des plateformes mobiles qu’il devient un nomade numérique. Grâce à son cellulaire, sa console et autres appareils portables il est désormais continuellement connecté à Internet, monde virtuel qui le déconnecte de la vie réelle.
À travers le développement du Web et de ses applications, c’est de plus en plus un besoin HUMAIN qui semble vouloir animer notre société : reprendre contact avec les autres. En effet, depuis 5 ans environ, les réseaux sociaux [lieux de rencontres et de partages d’informations entre internautes] se sont multipliés et développés. Aujourd’hui, c’est la quasi-totalité des jeunes qui se connecte plusieurs fois par jour sur des réseaux tels que Facebook, leader dans le domaine.
L’avenir du numérique passera par l’immersion! Plus les années passent, plus les technologies se développent. Ce n’est pas un secret et ce qui l’est encore moins c’est que l’avenir se trouve dans le développement des interfaces qui, encore aujourd’hui, sont très primitives [utilisation de la souris, visualisation sur de petits écrans 2D, etc.]. L’immersion c’est le réel. Nous cherchons dans le Web une interface pour nous transposer dans le virtuel. C’est le paradoxe du millénaire, nous recherchons dans un monde virtuel quelque chose de naturel voire même une réalité plus grande que nature. Dans le même sens, nous assistons à l’éclosion de nouvelles plateformes 3D destinées à plusieurs utilisateurs à la fois (jeux massivement multi-joueurs par exemple) reproduisant le jeu collectif.
Le développement et l’attention des créateurs de contenus numériques devra donc inexorablement se porter sur la compréhension et la conjugaison de ces trois constats.
Chez w.illi.am/, nous développons des plateformes Web à travers desquelles les internautes peuvent naviguer dans des environnements faisant appel à la réalité. Les jeux et autres fonctionnalités devront stimuler le côté ludo-éducatif par un haut niveau d’interactivité faisant référence à diverses techniques d’immersion, par exemple, voyage dans des univers 3D ou vidéo.
Les interfaces doivent être très réfléchies et orientées vers le naturel et le réel.
Afin de combiner cela à la culture nomade, nous devons penser à l’utilisation multiplateforme auxquelles ces internautes ont accès : cellulaires, ordinateurs portables, ordinateurs à l’école, consoles et autres. Il faut surtout connecter l’internaute à son réseau et le laisser interagir avec ce dernier tel qu’il le désir. Ainsi, nous pourrons aider au développement des réseaux individuels et par le même canal promouvoir le projet par la communication virale.
Ramener les jeune vers la vraie vie, c’est le défi que nous pouvons relever en développant des sites leurs permettant de rencontrer d’autres personnes, en chair et en os à l’occasion de découvertes, d’échanges et de jeux.
Un vœu pieu? Non, bel et bien une réalité à augmenter.
Vous pensez à créer, refaire ou optimiser votre site ? Le défi est le même : définir et prioriser les développements (fonctionnalités ou contenus) qui maximiseront votre retour sur investissement. Pour y parvenir, aucune recette magique mais un ingrédient clé existe : comprendre vos utilisateurs ! Après tout, pour qui d’autre est réellement destiné votre site ?
Comment s’y prendre ?
Les techniques pour mieux comprendre vos utilisateurs sont nombreuses (personas, focus group, tests utilisateurs, étude ethnographique, etc.). Connaissez-vous toutefois la méthode du modèle mental ? Introduite par Indi Young (Mental models : Aligning Design Strategy with Human Behavior), cette approche se démarque notamment par sa présentation visuelle (diagramme aux allures d’un city skyline) mais surtout par son utilité particulière à vous donner un diagnostic de votre site par rapport à la réalité des utilisateurs et à générer des discussions riches en idées pour mieux y répondre. En bref, tout ceci pour mieux enligner votre stratégie Web (ou celle de tout produit ou service) vers l’offre d’une meilleure expérience utilisateur et en retour, si bien exécutée, maximisera vos investissements.
Photo d’un modèle mental créé pour un client de w.illi.am/
La méthode du modèle mental….c’est quoi ?
La méthode du modèle mental permet de démystifier le comportement de l’utilisateur, de découvrir son modèle de pensées et les actions qui en découlent : quelles sont ses motivations, croyances ou émotions, que cherche-t-il à accomplir et comment s’y prend-il. Le modèle mental est donc une représentation visuelle et structurée des buts de l’utilisateur (le « pourquoi») ainsi que des principales activités ettâches (le « quoi »)entreprisespour les atteindre. De là émergeront, comme par magie (ou presque!), les solutions (« le comment »), ce que votre site doit ou devrait faire pour répondre à la réalité de l’utilisateur.
Intéressant, non !? Dans le prochain billet, je vous présenterai plus concrètement la démarche et les divers avantages de cet outil précieux…non seulement d’un point de vue théorique mais venant de nos clients pour qui nous avons eu l’opportunité de créer leur modèle mental pour appuyer leur stratégie de développement Web. Et vous, quel est le modèle mental de vos utilisateurs ?