J’assistais récemment à une conférence traitant des nouveaux outils web et dans ce cadre écoutait une conférence d’un jeune prêcheur qui pourfendait les vieux décideurs à grosses faces et aux cheveux gris qui n’avaient rien compris. Bien entendu du haut de mes 53 ans, gras du bide et juste un peu beaucoup de gris je me suis senti interpellé! Le seul trait de caractère qui ne m’allait pas dans cette description très subtile de nos décideurs et décideuses québécoises est le fait que je navigue et entend les discours de ces faux prophètes du web depuis plus de 15 ans, ceux qui ont prêcher à tour de rôle que hors du push, du pull ou du flash il n’y avait point de salut. La plupart de ceux-ci ils sont disparus du paysage du web montréalais, lapidés au oubliés, et lorsqu’ils ont criés dans la vallée : Père pardonnez-leur car ils n’ont rien compris… il ne s’est trouvé personne pour les pleurer. Alors voici en peu de mots ma réaction épidermique à tous ces faux prophètes actuels qui clament trop haut et fort que hors des médias sociaux point de salut, et que nous n’avons rien compris.
Premièrement je serais tenté, en vieux sage que j’suis (!), de confier deux paraboles forts simples que ces faux prophètes auraient intérêt à écouter. La première vient probablement d’un vieux cheminot grisonnant qui dit : Pour bien savoir ou l’on va, encore faut-il faut savoir d’où l’on vient… La seconde, est que: Pour ceux qui croient que lire le texte résumé de la page arrière de la couverture d’un livre est suffisant pour comprendre les nuances exposées dans les 375 premières pages d’un livre, qu’ils se gourent royalement.
Comprenez-moi bien, je reconnais d’emblée que le phénomène des médias sociaux est un méga phénomène planétaire et il y a beaucoup d’intervenants à Montréal comme ailleurs qui l’aborde de façon lucide et éclairée, ceux-ci ne se sentiront pas interpelés par mon propos j’en suis certain et auront tendance à décrier les sermonneurs. Quand on me sert justement le sermon que les médias sociaux sont TOUT, au lieu que ceux-ci font partie d’un tout beaucoup plus complexe, voici un discours doctrinaire auquel je ne veux et ne peut adhérer.
Chers décideurs et décideuses qui avez commis l’erreur de naître dans les années 40, 50 ou 60, gardez la tête froide, pour la plupart d’entre vous les décisions que vous avez prises ces 5, 10 voire 15 dernières années sont la preuve que vous avez probablement compris certaines choses. Que l’on vous propose de vous accompagner dans la découverte d’une nouvelle tendance planétaire qui influence à coup sur le cours de vos affaires soit, mais que l’on vous propose de vous convertir en vous agenouillant tête baissée à l’autel de l’inculte pour recevoir le baptême de la nouvelle ère et l’inspiration divine, non, simplement non.
Mais ais-je vraiment besoin de vous dire cela? Je ne crois pas, vous l’avez bien compris.

Plutôt d’accord avec cet argument: les médias sociaux font maintenant partie d’un tout. Ce sont tout simplement des nouveaux outils de communication.
Le défi est de bien les comprendre et de savoir s’en servir, car une chose est indéniable: les gens parlent de notre marque dans les médias sociaux, que nous soyons présents ou non.
Vieux ou pas n’est pas du tout le problème il me semble, les decideurs d’entreprise qui n’ont pas évolués autour du web peuvent prendre de mauvaises décisions stratégique pour ce medium.
Mais ce n’est pas par manque de compétence de leur part, mais puisque le web évolue justement à une vitesse fulgurante, ne pas vivre dans cette univers veut souvent dire être en arrière dans la pensée à adopté sur le web
Il est alors important qu’il consulte des compagnies spécialisées dans le domaine