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Bonne semaine à tous,

Alors voici l’entrevue réalisée à ma sortie d’une conférence webcom Montréal sur le Branding et l’Entreprise 2.0 dans un contexte B2B.

Nous y parlons de la question d’influenceurs de marques et de conception d’identité pour les entreprises qui s’adressent à d’autres entreprises.

Ce  n’est pas forcément la plus réussie, c’est même assurée, mais elle répond à certaines questions que plusieurs de nos clients me posent. En espérant donc que cela pourra vous aider un peu.

bon visionnement!

Le webcom live 2009 est une coproduction de
Christian Aubry, Le Lien MULTIMÉDIA et AgentSolo.

Les médias sociaux et le web 2.0 bousculent les pratiques d’affaires et de gestion des petites comme des grandes entreprises, influençant ainsi significativement des activités telles le recrutement, les relations avec les investisseurs, les relations publiques voire l’image de marque. Voici l’Entreprise 2.0.

C’est Obama ou Kennedy qui disait : Ne vous demandez pas ce que l’état peut faire pour vous mais bien ce que vous pouvez faire pour l’état. ? Ce sont des paroles célèbres de JFK bien Barack Obamasur, mais je vous parie que si vous le demandiez à 50 personnes âgées entre 20 et 35 ans ils vous répondraient sans hésiter en très forte proportion: Obama voyons! Pourquoi? Simplement parce que son rayonnement obnubile la sphère sociale à un point tel qu’il jette ombrage à la plupart des autres politiciens fussent-ils du présent ou du passé. Mon propos n’est pourtant pas politique, mais lorsqu’Obiwan Obama a décidé de privilégier les médias sociaux pour annoncer la nomination de Joe Biden au titre de vice-président, il a apposé le sceau royal sur le média des médias. Le 15 janvier 2009 quand la catastrophe évitée de l’avion de l’US Airways amerrit sur la rivière Hudson a été retransmise mondialement par le réseau Twitter avant tout autre média, le journalisme de reportage a pris le sentier du mercenariat.

Alors dans cette perspective historique je suis tenté de virer de bord la fameuse parole de Kennedy et de poser la question suivante; Décideurs, ne vous demandez pas ce que le web 2.0 pout faire pour vous mais bien ce que vous pouvez faire pour le web 2.0. En d’autres mots, les entreprises qui demeurent dans une position attentiste ou qui a tout le moins ne sont pas partie prenante d’une stratégie d’intégration du web 2.0 dans leur pratiques d’affaires risquent de regarder la parade plutôt que d’en faire partie.

Ah je sais, plusieurs me diront : Arrête donc de brandir des épouvantailles! Wouais, on me disait cela il y a 15 ans pour le média écrit …aujourd’hui c’est tellement évident que toutes les activités du monde social et économique sont infiltrées, et que coule dans leurs veines le web 2.0. Pas besoin d’être devin, Kennedy ou Obama pour l’affirmer!

Ces dix dernières années, beaucoup de sites jeunesses gravitant autour de séries télé [souvent grâce aux fonds de production multimédia Quebecor et Bell] ont vu le jour. C’est à travers ces sites que les producteurs de matériel pour enfants ont pu inculquer de nouveaux messages ludo-éducatifs. Mais nous, producteurs et artisans de l’industrie du Web, avons-nous écouté les véritables besoins de ces jeunes ou avons-nous plutôt été obnubilés par l’objectif de ROI de ces projets?

Personnellement, je crois que ces deux objectifs peuvent faire bon ménage et que nos entreprises peuvent servir ces deux causes : le meilleur des deux mondes quoi.

Trois constats importants aujourd’hui:

  1. Le jeune passe énormément de temps devant son ordinateur et a développé des aptitudes particulièrement poussées à l’utilisation des appareils numériques. D’ailleurs, c’est de plus en plus à travers des plateformes mobiles qu’il  devient un nomade numérique. Grâce à son cellulaire, sa console et autres appareils portables il est désormais continuellement  connecté à Internet, monde virtuel qui le déconnecte de la vie réelle.
  2. À travers le développement du Web et de ses applications, c’est de plus en plus un besoin HUMAIN qui semble vouloir animer notre société : reprendre contact avec les autres. En effet, depuis 5 ans environ, les réseaux sociaux [lieux de rencontres et de partages d’informations entre internautes] se sont multipliés et développés. Aujourd’hui, c’est la quasi-totalité des jeunes qui se connecte plusieurs fois par jour sur des réseaux tels que Facebook, leader dans le domaine.
  3. L’avenir du numérique passera par l’immersion! Plus les années passent, plus les technologies se développent. Ce n’est pas un secret et ce qui l’est encore  moins c’est que l’avenir se trouve dans le développement des interfaces qui, encore aujourd’hui, sont  très primitives [utilisation de la souris, visualisation sur de petits écrans 2D, etc.]. L’immersion c’est le réel.  Nous cherchons dans le Web une interface pour nous transposer dans le virtuel. C’est le paradoxe du millénaire, nous recherchons dans un monde virtuel quelque chose de naturel voire même une réalité plus grande que nature. Dans le même sens, nous assistons à l’éclosion de nouvelles  plateformes 3D destinées à plusieurs utilisateurs à la fois (jeux massivement multi-joueurs par exemple) reproduisant le jeu collectif.

cyberworldLe développement et l’attention des créateurs de contenus numériques devra donc inexorablement se porter sur  la compréhension et la conjugaison de ces trois constats.

Chez  w.illi.am/, nous développons des plateformes Web à travers desquelles les internautes peuvent naviguer dans des environnements faisant appel à la réalité. Les jeux et autres fonctionnalités devront stimuler le côté ludo-éducatif par un haut niveau d’interactivité faisant référence à diverses techniques d’immersion, par exemple, voyage dans des univers 3D ou vidéo.

Les interfaces doivent être très réfléchies et orientées vers le naturel et le réel.

Afin de combiner cela à la culture nomade, nous devons penser à l’utilisation multiplateforme auxquelles ces internautes ont accès : cellulaires, ordinateurs portables, ordinateurs à l’école, consoles et autres. Il faut surtout connecter l’internaute à son réseau et  le laisser interagir avec ce dernier tel qu’il le désir. Ainsi,  nous pourrons aider au développement des réseaux individuels et par le même canal promouvoir le projet par la communication virale.

Ramener les jeune vers la vraie vie,  c’est le défi que nous pouvons relever en développant des sites leurs permettant de rencontrer d’autres personnes, en chair et en os à l’occasion de découvertes, d’échanges et de jeux.

Un vœu pieu? Non, bel et bien une réalité à augmenter.

Dans ma pratique de tous les jours je rencontre de plus en plus de gestionnaires de grandes entreprises se sentant bousculés par les défis que posent aujourd’hui le web. Remarqué qu’on serait tenter de dire : eh bin, il est temps qu’ils se réveillent! Mais l’affirmation comme l’équation n’est pas si simple qu’il en paraît d’autant plus que ces derniers, les décideurs, ont dû composer et compose toujours avec un ralentissement économique qui a imposé sa loi des mesures de guerre.

Il ne faut pas se leurrer, nous sommes toujours au front et ce, même si les tirs de mortiers lourds se sont quelque peu espacés et que quelques bonnes nouvelles font office de drapeau blanc afin que cesse les hostilités. Il y a un vieux dicton dans l’industrie des technologies de l’information qui veut que nous soyons toujours les premiers à subir les contrecoups d’un ralentissement ou d’une crise économique mais que nous sommes toujours aussi les premiers à en sortir. Très honnêtement, ayant vécu professionnellement au moins trois crises semblables en plus du dégonflement de la bulle technologique de 2000, je déclare sans ambages : C’est vrai…..

Ce qui est aussi vrai, est le fait que la grande entreprise fait maintenant face à de nouveaux défis provoquer par l’évolution du média web. Sans prétention, j’en expose ici quelques uns qui nous reviennent de plus en plus souvent en cabinet conseil.

L’utilisation des logiciels du type Open Source

Débat combien intéressant qui bouleverse bien sûr l’industrie établi et qui oblige les décideurs à prendre position favorable vers  une quasi industrie parallèle favorisant la gratuité (donc potentiellement intéressant au niveau de la réduction de coûts) mais qui ne garantit pas (du moins pas encore totalement) la pérennité des produits. Dilemme moral, économique et stratégique.

Le web 2.0 et les médias sociaux

C’était tellement plus simple de se faire livrer le verbatim des principaux médias sur son bureau le matin, d’en dégager les grandes tendances et de prendre action en conséquence. En fait je parle au passé simplement par gentille provocation puisque bien sur les médias écrits et électroniques traditionnels ont toujours leurs places, cependant celle-ci est inexorablement érodée par les médias sociaux. De plus en plus de décideurs comprennent que les médias sociaux ne sont malheureusement pas simplement une plateforme de clavardage que leurs adolescents utilisent. Le poids média des médias sociaux est devenu important, impossible de gérer une marque, une entreprise, une réputation, une communication efficace sans considérer les médias sociaux. Dilemme communicationnel.

Gestion des ressources humaines

Avec la mondialisation,  l’accessibilité des pays émergeants aux marchés mondiaux et leur industrialisation a provoqué l’effondrement ou du moins une crise sévère dans l’industrie manufacturière en Amérique du Nord. On produit en Chine et ailleurs pour beaucoup moins cher. Naturellement nous nous sommes tournés vers la matière première la plus importante qui soit, l’or gris; nos cerveaux! Pour performer, se démarquer et maîtriser des marchés on doit posséder les meilleurs éléments humains. Or, il n’a jamais été aussi facile de changer de boulot grâce au web en partie. Les Workopolis, Monster ou Linkedin de ce monde permettent à n’importe quel employé de se vendre via le web à un réseau mondial d’entreprises prêtes à les débaucher. Dilemme humain.

Impartition ou non

Pour beaucoup de grandes entreprises la question se pose, le média web évolue à vitesse grand V, les technologies s’y rapportant également, il est devenu hasardeux et coûteux d’avoir une infrastructure web dans l’entreprise quand le core business est tout autre. Par contre, puisque le web est maintenant omniprésent dans toutes les ramifications de l’entreprise (ressources humaines, relation avec les investisseurs, relation avec la clientèle, ventes et services après vente, communication générale etc.) doit-on confier à l’externe des fonctions vitales du fonctionnement de l’entreprise? Dilemme structurel.

Je pourrais en lister encore quelques uns mais ceux-ci m’apparaissent pour l’instant tellement criant que j’ai l’impression d’entendre l’écho du big-bang….technologique!